Mohand et Idir on beaucoup parlaient, ils ont passé en revue presque tout ce qu'ils ont vécu ensemble. Les anciens amis ainsi que toutes les aventures et les mésaventures des uns et des autres. Le plaisir de la rencontre se mêlait à la nostalgie d'une certaine époque révolue. Evoquer le passé n'est pas aisé pour Mohand, lui qui a été aussi malmené par son sort, des blessures anciennes refond surface. A certains moments il ne suis plus Idir qui, pris dans son élan narratif, ne remarqua presque pas que Mohand était ailleurs, lui arrivant de fixer de son regard un objet de décoration suspendu au mur derrière Idir, son esprit quitta la salle et lui faisait revivre des scènes qui l'ont torturé des années durant, des scènes qu'ils reconsidéra, suites aux révélations d'Idir. En hochant la tête comme pour se dire Ah je comprends maintenant, Idir, un peu perplexe, lui donnant une claque dans le bras lui demande de temps en temps s'il se souvient de ceci et de cela, Mohand, revenant de très loin acquiesce à chaque fois sans avoir entendu vraiment grand-chose.
Au moment de se séparer, Mohand n'ayant presque rien raconter dit à Idir :
Aujourd'hui, je ne suis pas vraiment dans mon assiette. On se verra une prochaine fois et on peut même dîner ensemble si tu veux ?
Comme tu veux, pas de problèmes.
Les deux amis se séparent, Mohand prend la mesure de sans désarrois. En voila les meilleures. Sa conscience l'a toujours desservi, il le sait déjà, mais aujourd'hui il vient d'en avoir la confirmation pour la enieme fois. Et moi qui croyait bien faire!!!, je suis vraiment un raté, se disait il.
Encore un merveilleux week-end à passer, pensait il ironiquement. Mohand décide de rentrer chez lui. Une fois arrivé il remarqua, et c'est la première fois que cela lui arrive, que sa maison est vraiment vide. Allonger sur son lit, le fait de penser au déjeuner et tout le dérangement qui s'en suit lui pèse déjà. Il n'a pas envi de bouger, il a juste besoin de rester ainsi pour faire un peu de ménage dans sa tête. Il ferme ses yeux mes il ne dort pas, et soudainement le téléphone retentis. Mohand surprit sursaute, comme réveillé d'un rêve, il ne comprend pas ce qui lui arrive. Il prend le téléphone pour répondre.
Allo, oui ;
Alo Mohand, c'est yacine ;
Sallam allikoum Chikh yasine, comme ça va ? Lkhir n challah, qu'est ce qu'il y a ?
T'as pas entendu ? il parait qu'il y a un attentat à Dar el beidha ?
Ou à l'aéroport ?
Non, c'est au niveau de la gare, il parait que la bombe a fait trois victimes et plusieurs blessées. Alors tu viens ?
J'arrive tout de suite.